Réglementation drone — repères pédagogiques

Glossaire PDRA / SORA du parcours TRX-Drone

Ce glossaire accompagne le cas fictif TRX-Drone. Il ne remplace pas les textes réglementaires, les AMC/GM ou les guides de l’autorité compétente.

Son rôle est simplement d’aider à la lecture du parcours : donner une définition courte, expliquer l’utilité d’un terme et signaler le point de vigilance principal.

Organisation du glossaire

Les termes sont regroupés par familles pour éviter une succession de blocs isolés.

Méthode générale

SORA — Specific Operations Risk Assessment

Définition courte : méthode d’analyse des risques utilisée pour démontrer qu’une opération en catégorie spécifique peut être conduite avec un niveau de sécurité acceptable.

Utilité dans le parcours : elle structure le raisonnement lorsque la catégorie ouverte, un STS ou un PDRA ne suffit plus.

Point de vigilance : la SORA n’est pas une trame administrative à remplir après coup ; elle doit refléter l’opération réelle.

PDRA — Pre-Defined Risk Assessment

Définition courte : analyse de risque prédéfinie, construite sur une logique SORA, pour certains cas d’opérations déjà cadrés.

Utilité dans le parcours : elle permet de s’appuyer sur un canevas existant lorsque l’opération respecte les hypothèses prévues.

Point de vigilance : un PDRA n’est pas un raccourci automatique ; il faut démontrer que le cas réel entre bien dans le cadre choisi.

ConOps — Concept of Operations

Définition courte : terme historique et encore courant pour désigner la description structurée d’une opération : mission, environnement, drone, équipage, procédures, limites et hypothèses.

Utilité dans le parcours : il sert de repère pédagogique pour relier la mission réelle aux cartes, aux risques, au MANEX, aux preuves et au dossier d’autorisation.

Point de vigilance : dans la SORA 2.5, l’EASA privilégie la notion de documentation de l’opération proposée et de description opérationnelle détaillée. Le terme ConOps reste compréhensible et encore utilisé dans plusieurs usages professionnels, mais il ne doit pas masquer l’évolution terminologique de la méthode.

Risque sol

GRC — Ground Risk Class

Définition courte : classe de risque sol utilisée pour apprécier l’exposition des tiers au sol.

Utilité dans le parcours : elle intervient pour déterminer le risque sol initial, puis le risque sol final après mitigations recevables.

Point de vigilance : le GRC final doit résulter du raisonnement ; il ne doit pas être choisi pour obtenir un SAIL plus favorable.

M2 — mitigation du risque au sol

Définition courte : famille de mitigation visant à réduire les conséquences possibles au sol.

Utilité dans le parcours : elle intervient entre l’iGRC et le GRC final lorsqu’une mesure est applicable, démontrée et tenue en exploitation.

Point de vigilance : une M2 ne déclenche pas automatiquement un DVR ; tout dépend du niveau de robustesse revendiqué et de la démonstration attendue.

GRB — Ground Risk Buffer

Définition courte : zone tampon au sol destinée à tenir compte des conséquences possibles au-delà du volume nominal.

Utilité dans le parcours : elle aide à ne pas limiter l’analyse à la trajectoire prévue lorsque l’UAS peut sortir du volume ou chuter hors zone nominale.

Point de vigilance : le GRB ne doit pas être traité comme une simple marge graphique.

Risque air

ARC — Air Risk Class

Définition courte : classe de risque air utilisée pour apprécier le risque de rencontre avec un aéronef habité.

Utilité dans le parcours : elle structure l’analyse de l’espace aérien, du trafic attendu et des atténuations air.

Point de vigilance : une zone apparemment calme n’est pas nécessairement une zone sans risque air.

DAA — Detect and Avoid

Définition courte : détection et évitement d’un trafic conflictuel, par des moyens humains, procéduraux ou techniques selon le cas.

Utilité dans le parcours : il intervient lorsque l’opération exige une capacité d’observation, de décision ou d’évitement.

Point de vigilance : un DAA doit être décrit avec ses limites, ses seuils d’action, son temps de réaction et ses responsabilités.

Exigences et preuves

SAIL — Specific Assurance and Integrity Level

Définition courte : niveau d’assurance et d’intégrité résultant de la combinaison du risque sol et du risque air.

Utilité dans le parcours : il détermine l’intensité des objectifs de sécurité et des preuves attendues.

Point de vigilance : le SAIL est une conséquence du raisonnement, pas un objectif à minimiser artificiellement.

OSO — Operational Safety Objective

Définition courte : objectif de sécurité opérationnelle à démontrer selon le niveau SAIL retenu.

Utilité dans le parcours : il organise les preuves opérationnelles, techniques, humaines et organisationnelles.

Point de vigilance : une preuve OSO doit correspondre à une capacité réellement tenue, pas seulement à une phrase dans un document.

DVR — Design Verification Report

Définition courte : rapport de vérification de conception délivré par l’EASA.

Utilité dans le parcours : il peut contribuer à démontrer certains aspects de conception, de mitigation technique ou de confinement renforcé.

Point de vigilance : un DVR ne vaut pas autorisation d’exploitation ; l’autorisation reste délivrée par l’autorité compétente sur la base du dossier complet.

Sources aéronautiques et moyens techniques

AIP — Aeronautical Information Publication

Définition courte : publication d’information aéronautique contenant les informations durables nécessaires à la navigation aérienne.

Utilité dans le parcours : elle peut être consultée pour comprendre l’environnement aéronautique d’une zone : espaces, aérodromes, procédures, contraintes ou informations publiées.

Point de vigilance : l’AIP ne doit pas être citée mécaniquement ; il faut relier l’information retenue à l’opération réelle et à la période concernée.

SUP AIP — Supplément à l’AIP

Définition courte : publication temporaire qui complète l’AIP lorsqu’une information aéronautique a une durée limitée ou un caractère particulier.

Utilité dans le parcours : il peut signaler une activité temporaire, une restriction, un changement ou une information utile à l’analyse du risque air.

Point de vigilance : un SUP AIP peut être très important pour une mission donnée, mais il doit être vérifié au moment de la préparation de l’opération.

ULM — Ultraléger motorisé

Définition courte : aéronef léger habité pouvant évoluer à basse hauteur selon les pratiques, les zones et les conditions d’exploitation.

Utilité dans le parcours : il intervient dans l’analyse du risque air lorsqu’il existe une possibilité de trafic habité local, même hors grands aérodromes.

Point de vigilance : l’absence de trafic visible au moment d’une reconnaissance ne suffit pas à exclure un risque de rencontre avec un ULM.

OACI — Organisation de l’aviation civile internationale

Définition courte : organisation internationale qui établit des principes, normes et pratiques recommandées pour l’aviation civile internationale.

Utilité dans le parcours : elle peut être citée dans certains contextes aéronautiques généraux ou pour comprendre l’origine de notions utilisées en aviation.

Point de vigilance : dans un dossier d’exploitation drone européen, la référence opérationnelle principale reste le cadre applicable et l’autorité compétente.

AMC — Acceptable Means of Compliance

Définition courte : moyen acceptable de conformité publié pour montrer une manière reconnue de satisfaire à une exigence réglementaire.

Utilité dans le parcours : il aide à comprendre comment démontrer la conformité attendue dans un dossier ou une méthode.

Point de vigilance : un AMC n’est pas le règlement lui-même, mais s’en écarter suppose de pouvoir justifier une méthode alternative recevable.

GM — Guidance Material

Définition courte : matériel d’orientation destiné à expliquer ou éclairer l’application d’une règle, d’un AMC ou d’une méthode.

Utilité dans le parcours : il sert d’aide à l’interprétation, notamment pour comprendre la logique d’une exigence ou d’un processus.

Point de vigilance : un GM guide le raisonnement, mais il ne doit pas être confondu avec une exigence réglementaire autonome.

FTS — Flight Termination System

Définition courte : système ou fonction de terminaison de vol permettant d’interrompre le vol selon une logique prévue.

Utilité dans le parcours : il peut intervenir dans l’analyse des volumes, du confinement, des scénarios de perte de contrôle et des preuves techniques.

Point de vigilance : un FTS doit être décrit avec ses conditions de déclenchement, ses limites, ses essais, sa maintenance et son intégration réelle dans les procédures.

Dépôt, services et outils

SLA — Service Level Agreement

Définition courte : accord de niveau de service précisant les responsabilités, performances, limites et conditions d’emploi d’un service externe.

Utilité dans le parcours : il intervient lorsqu’un service externe contribue à la sécurité : surveillance de trafic, données aéronautiques, service U-space ou prestataire technique.

Point de vigilance : un service utile commercialement ne devient pas automatiquement une preuve de sécurité.

METEOR — portail de dépôt des démarches DSAC

Définition courte : plateforme utilisée en France pour transmettre certains dossiers et échanges relatifs aux autorisations d’exploitation.

Utilité dans le parcours : elle intervient au stade du dépôt ou du suivi de la demande lorsque ce circuit est applicable.

Point de vigilance : METEOR n’est pas le raisonnement réglementaire ; le dossier doit être structuré avant le dépôt.

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