Bureau de travail consacré aux repères réglementaires drone, au PDRA, à la SORA, au MANEX et aux acronymes techniques

Glossaire ThyRex Conseils : réglementation drone, méthode et structuration

Ce glossaire rassemble les principaux acronymes, notions et méthodes utilisés sur le site ThyRex Conseils. Il s’adresse aux télépilotes, exploitants drone, créateurs d’activité et professionnels qui souhaitent retrouver rapidement le sens d’un terme sans interrompre leur lecture.

Il couvre progressivement plusieurs familles de repères : réglementation drone, catégorie spécifique, PDRA, SORA, MANEX, ConOps, mais aussi structuration d’entreprise, organisation, productivité et méthodes d’aide à la décision comme SWOT, Eisenhower ou Pomodoro.

Les définitions proposées restent volontairement courtes et pédagogiques. Elles ne remplacent ni les textes réglementaires applicables, ni l’analyse d’un cas réel, ni les documents de référence des autorités compétentes. Leur rôle est d’aider à comprendre le vocabulaire employé sur le site et d’identifier les principaux points de vigilance.

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Avant de lire ce glossaire

Les définitions proposées sont volontairement courtes. Elles servent à comprendre le vocabulaire utilisé sur le site ThyRex Conseils, sans remplacer une analyse réglementaire, méthodologique ou organisationnelle adaptée à une situation réelle.

Cadres et méthodes réglementaires

SORA — Specific Operations Risk Assessment

Définition courte : méthode d’analyse des risques utilisée pour démontrer qu’une opération en catégorie spécifique peut être conduite avec un niveau de sécurité acceptable.

Utilité dans le parcours : elle structure le raisonnement lorsque la catégorie ouverte, un STS ou un PDRA ne suffit plus.

Point de vigilance : la SORA n’est pas une trame administrative à remplir après coup ; elle doit refléter l’opération réelle.

PDRA — Pre-Defined Risk Assessment

Définition courte : analyse de risque prédéfinie, construite sur une logique SORA, pour certains cas d’opérations déjà cadrés.

Utilité dans le parcours : elle permet de s’appuyer sur un canevas existant lorsque l’opération respecte les hypothèses prévues.

Point de vigilance : un PDRA n’est pas un raccourci automatique ; il faut démontrer que le cas réel entre bien dans le cadre choisi.

ConOps — Concept of Operations

Définition courte : terme historique et encore courant pour désigner la description structurée d’une opération : mission, environnement, drone, équipage, procédures, limites et hypothèses.

Utilité dans le parcours : il sert de repère pédagogique pour relier la mission réelle aux cartes, aux risques, au MANEX, aux preuves et au dossier d’autorisation.

Point de vigilance : dans la SORA 2.5, l’EASA privilégie la notion de documentation de l’opération proposée et de description opérationnelle détaillée. Le terme ConOps reste compréhensible et encore utilisé dans plusieurs usages professionnels, mais il ne doit pas masquer l’évolution terminologique de la méthode.

Risque sol

GRC — Ground Risk Class

Définition courte : classe de risque sol utilisée pour apprécier l’exposition des tiers au sol.

Utilité dans le parcours : elle intervient pour déterminer le risque sol initial, puis le risque sol final après mitigations recevables.

Point de vigilance : le GRC final doit résulter du raisonnement ; il ne doit pas être choisi pour obtenir un SAIL plus favorable.

M2 — mitigation du risque au sol

Définition courte : famille de mitigation visant à réduire les conséquences possibles au sol.

Utilité dans le parcours : elle intervient entre l’iGRC et le GRC final lorsqu’une mesure est applicable, démontrée et tenue en exploitation.

Point de vigilance : une M2 ne déclenche pas automatiquement un DVR ; tout dépend du niveau de robustesse revendiqué et de la démonstration attendue.

GRB — Ground Risk Buffer

Définition courte : zone tampon au sol destinée à tenir compte des conséquences possibles au-delà du volume nominal.

Utilité dans le parcours : elle aide à ne pas limiter l’analyse à la trajectoire prévue lorsque l’UAS peut sortir du volume ou chuter hors zone nominale.

Point de vigilance : le GRB ne doit pas être traité comme une simple marge graphique.

Risque air

ARC — Air Risk Class

Définition courte : classe de risque air utilisée pour apprécier le risque de rencontre avec un aéronef habité.

Utilité dans le parcours : elle structure l’analyse de l’espace aérien, du trafic attendu et des atténuations air.

Point de vigilance : une zone apparemment calme n’est pas nécessairement une zone sans risque air.

DAA — Detect and Avoid

Définition courte : détection et évitement d’un trafic conflictuel, par des moyens humains, procéduraux ou techniques selon le cas.

Utilité dans le parcours : il intervient lorsque l’opération exige une capacité d’observation, de décision ou d’évitement.

Point de vigilance : un DAA doit être décrit avec ses limites, ses seuils d’action, son temps de réaction et ses responsabilités.

Exigences et preuves

SAIL — Specific Assurance and Integrity Level

Définition courte : niveau d’assurance et d’intégrité résultant de la combinaison du risque sol et du risque air.

Utilité dans le parcours : il détermine l’intensité des objectifs de sécurité et des preuves attendues.

Point de vigilance : le SAIL est une conséquence du raisonnement, pas un objectif à minimiser artificiellement.

OSO — Operational Safety Objective

Définition courte : objectif de sécurité opérationnelle à démontrer selon le niveau SAIL retenu.

Utilité dans le parcours : il organise les preuves opérationnelles, techniques, humaines et organisationnelles.

Point de vigilance : une preuve OSO doit correspondre à une capacité réellement tenue, pas seulement à une phrase dans un document.

DVR — Design Verification Report

Définition courte : rapport de vérification de conception délivré par l’EASA.

Utilité dans le parcours : il peut contribuer à démontrer certains aspects de conception, de mitigation technique ou de confinement renforcé.

Point de vigilance : un DVR ne vaut pas autorisation d’exploitation ; l’autorisation reste délivrée par l’autorité compétente sur la base du dossier complet.

Sources aéronautiques et moyens techniques

AIP — Aeronautical Information Publication

Définition courte : publication d’information aéronautique contenant les informations durables nécessaires à la navigation aérienne.

Utilité dans le parcours : elle peut être consultée pour comprendre l’environnement aéronautique d’une zone : espaces, aérodromes, procédures, contraintes ou informations publiées.

Point de vigilance : l’AIP ne doit pas être citée mécaniquement ; il faut relier l’information retenue à l’opération réelle et à la période concernée.

SUP AIP — Supplément à l’AIP

Définition courte : publication temporaire qui complète l’AIP lorsqu’une information aéronautique a une durée limitée ou un caractère particulier.

Utilité dans le parcours : il peut signaler une activité temporaire, une restriction, un changement ou une information utile à l’analyse du risque air.

Point de vigilance : un SUP AIP peut être très important pour une mission donnée, mais il doit être vérifié au moment de la préparation de l’opération.

ULM — Ultraléger motorisé

Définition courte : aéronef léger habité pouvant évoluer à basse hauteur selon les pratiques, les zones et les conditions d’exploitation.

Utilité dans le parcours : il intervient dans l’analyse du risque air lorsqu’il existe une possibilité de trafic habité local, même hors grands aérodromes.

Point de vigilance : l’absence de trafic visible au moment d’une reconnaissance ne suffit pas à exclure un risque de rencontre avec un ULM.

OACI — Organisation de l’aviation civile internationale

Définition courte : organisation internationale qui établit des principes, normes et pratiques recommandées pour l’aviation civile internationale.

Utilité dans le parcours : elle peut être citée dans certains contextes aéronautiques généraux ou pour comprendre l’origine de notions utilisées en aviation.

Point de vigilance : dans un dossier d’exploitation drone européen, la référence opérationnelle principale reste le cadre applicable et l’autorité compétente.

AMC — Acceptable Means of Compliance

Définition courte : moyen acceptable de conformité publié pour montrer une manière reconnue de satisfaire à une exigence réglementaire.

Utilité dans le parcours : il aide à comprendre comment démontrer la conformité attendue dans un dossier ou une méthode.

Point de vigilance : un AMC n’est pas le règlement lui-même, mais s’en écarter suppose de pouvoir justifier une méthode alternative recevable.

GM — Guidance Material

Définition courte : matériel d’orientation destiné à expliquer ou éclairer l’application d’une règle, d’un AMC ou d’une méthode.

Utilité dans le parcours : il sert d’aide à l’interprétation, notamment pour comprendre la logique d’une exigence ou d’un processus.

Point de vigilance : un GM guide le raisonnement, mais il ne doit pas être confondu avec une exigence réglementaire autonome.

FTS — Flight Termination System

Définition courte : système ou fonction de terminaison de vol permettant d’interrompre le vol selon une logique prévue.

Utilité dans le parcours : il peut intervenir dans l’analyse des volumes, du confinement, des scénarios de perte de contrôle et des preuves techniques.

Point de vigilance : un FTS doit être décrit avec ses conditions de déclenchement, ses limites, ses essais, sa maintenance et son intégration réelle dans les procédures.

Dépôt, services et outils

SLA — Service Level Agreement

Définition courte : accord de niveau de service précisant les responsabilités, performances, limites et conditions d’emploi d’un service externe.

Utilité dans le parcours : il intervient lorsqu’un service externe contribue à la sécurité : surveillance de trafic, données aéronautiques, service U-space ou prestataire technique.

Point de vigilance : un service utile commercialement ne devient pas automatiquement une preuve de sécurité.

METEOR — portail de dépôt des démarches DSAC

Définition courte : plateforme utilisée en France pour transmettre certains dossiers et échanges relatifs aux autorisations d’exploitation.

Utilité dans le parcours : elle intervient au stade du dépôt ou du suivi de la demande lorsque ce circuit est applicable.

Point de vigilance : METEOR n’est pas le raisonnement réglementaire ; le dossier doit être structuré avant le dépôt.

Cadres d’exploitation et autorités

MANEX — Manuel d’exploitation

Définition courte : document opérationnel qui décrit l’organisation, les procédures, les responsabilités et les limites d’exploitation d’un exploitant drone.

Utilité : il sert de référence entre ce que l’exploitant annonce, ce qu’il fait réellement sur le terrain et ce qu’il peut démontrer en cas de contrôle.

Point de vigilance : un MANEX n’est utile que s’il correspond à l’exploitation réelle ; un document générique ou non appliqué peut devenir un point de fragilité.

STS — Scénario standard

Définition courte : cadre opérationnel prédéfini de catégorie spécifique, utilisable par déclaration lorsque toutes les conditions prévues sont respectées.

Utilité : il permet de traiter certaines opérations standardisées sans construire une analyse SORA complète, à condition de rester strictement dans le cadre prévu.

Point de vigilance : un STS ne se choisit pas parce qu’il est plus simple ; il s’applique seulement si l’opération, le drone, l’environnement et les procédures respectent les conditions du scénario.

STS-01 — Scénario standard européen 01

Définition courte : scénario standard européen associé à une opération en vue directe, dans un cadre et avec des conditions techniques et opérationnelles prédéfinies.

Utilité : il donne un cadre de déclaration lorsque l’opération reste dans les limites prévues, notamment en matière de drone, de zone, de personnes exposées et de procédures.

Point de vigilance : la mention STS-01 ne suffit pas ; il faut vérifier toutes les conditions applicables et ne pas réduire l’analyse à la seule classe du drone.

STS-02 — Scénario standard européen 02

Définition courte : scénario standard européen destiné à certaines opérations hors vue directe, dans un cadre fortement prédéfini.

Utilité : il peut permettre de déclarer une opération BVLOS lorsque les conditions opérationnelles, techniques et organisationnelles du scénario sont respectées.

Point de vigilance : le STS-02 ne rend pas toute opération BVLOS possible ; les limites de distance, d’environnement, de surveillance et de classe de drone doivent être vérifiées.

LUC — Light UAS Operator Certificate

Définition courte : certificat optionnel d’exploitant UAS permettant, selon les privilèges accordés, de simplifier certaines démarches opérationnelles en catégorie spécifique.

Utilité : il valorise une organisation mature, capable de gérer ses risques, ses procédures, ses responsabilités et son système de conformité de manière structurée.

Point de vigilance : un LUC n’est pas un raccourci administratif ; il suppose une organisation robuste, documentée et durablement maîtrisée.

UAS — Unmanned Aircraft System

Définition courte : système d’aéronef sans équipage à bord, comprenant l’aéronef et les éléments nécessaires à son contrôle et à son exploitation.

Utilité : le terme UAS rappelle que l’analyse ne porte pas seulement sur le drone, mais sur l’ensemble du système utilisé pour réaliser l’opération.

Point de vigilance : réduire l’UAS au seul aéronef peut conduire à oublier la station de contrôle, les liaisons, les procédures, les logiciels ou les fonctions de sécurité.

EASA — European Union Aviation Safety Agency

Définition courte : agence européenne chargée notamment de produire et de tenir à jour des règles, moyens de conformité et guides relatifs à la sécurité aérienne européenne.

Utilité : dans le domaine drone, l’EASA fournit les textes, AMC/GM et documents de référence qui structurent une grande partie du cadre européen.

Point de vigilance : une lecture EASA doit toujours être rapprochée de l’application nationale, des procédures de l’autorité compétente et du cas opérationnel réel.

DSAC — Direction de la sécurité de l’aviation civile

Définition courte : direction de la DGAC intervenant notamment comme autorité française compétente pour l’instruction et le suivi de certains sujets de sécurité aérienne.

Utilité : pour un exploitant drone en France, la DSAC peut intervenir dans les démarches liées aux autorisations, aux échanges de dossier, aux contrôles et à la conformité.

Point de vigilance : le rôle de la DSAC ne doit pas être confondu avec celui d’un conseil privé ; elle instruit et contrôle, mais ne construit pas le dossier à la place de l’exploitant.

C5 — Classe de drone C5

Définition courte : marquage de classe associé à certaines exigences techniques applicables aux drones destinés à des cadres opérationnels spécifiques.

Utilité : la classe C5 peut être un élément nécessaire pour certaines opérations standardisées, notamment lorsque le scénario applicable l’exige.

Point de vigilance : un drone C5 ne définit pas à lui seul le cadre réglementaire ; l’opération, l’environnement, les personnes exposées et les procédures restent déterminants.

C6 — Classe de drone C6

Définition courte : marquage de classe associé à certaines exigences techniques pour des opérations plus encadrées, notamment dans des cadres standardisés hors vue directe.

Utilité : la classe C6 peut être requise lorsque le scénario envisagé prévoit des caractéristiques techniques particulières.

Point de vigilance : un drone C6 ne rend pas automatiquement une opération BVLOS acceptable ; le scénario, les limites et les conditions d’exploitation doivent rester conformes.

Préparation de mission et données opérationnelles

NOTAM — Notice to Air Missions

Définition courte : information aéronautique temporaire publiée pour signaler une situation, une restriction, une activité ou un changement pouvant intéresser la préparation d’un vol.

Utilité : il aide l’exploitant à vérifier si l’espace ou la période envisagée comporte une contrainte temporaire utile à connaître avant la mission.

Point de vigilance : un NOTAM doit être consulté dans le contexte de la mission, à la date utile et avec une lecture adaptée à la zone réellement concernée.

ERP — Emergency Response Plan (exploitation drone)

Définition courte : plan de réponse d’urgence décrivant les actions prévues en cas d’événement anormal, d’incident ou de perte de maîtrise pendant l’opération.

Utilité : il montre comment l’exploitant anticipe les situations dégradées, alerte les acteurs concernés et limite les conséquences d’un événement.

Point de vigilance : dans un contexte drone, ERP peut aussi être confondu avec établissement recevant du public ; il faut donc préciser le sens retenu dans le dossier.

VLOS — Visual Line of Sight

Définition courte : mode d’exploitation dans lequel le télépilote conserve une vue directe suffisante de l’aéronef pour surveiller son comportement et l’environnement.

Utilité : la VLOS permet au télépilote de maintenir une conscience de la situation et de réagir à temps en cas de conflit, d’écart ou d’imprévu.

Point de vigilance : voir un point dans le ciel ne suffit pas toujours ; il faut pouvoir interpréter la position, l’attitude, la trajectoire et l’environnement du drone.

BVLOS — Beyond Visual Line of Sight

Définition courte : mode d’exploitation dans lequel l’aéronef n’est pas maintenu en vue directe suffisante par le télépilote.

Utilité : le BVLOS permet d’envisager certaines missions étendues, linéaires ou éloignées, mais avec un niveau d’analyse et de démonstration plus exigeant.

Point de vigilance : sortir de la vue directe modifie profondément l’analyse du risque air, les moyens de surveillance, les procédures et les preuves attendues.

MTOM — Maximum Take-Off Mass

Définition courte : masse maximale au décollage retenue pour un aéronef, incluant la configuration pertinente pour l’opération considérée.

Utilité : la MTOM intervient dans l’analyse des risques, la classe du drone, certains cadres d’exploitation et la cohérence des données techniques.

Point de vigilance : il faut distinguer la masse réelle en mission, la masse maximale déclarée et les hypothèses retenues dans le dossier.

KML/KMZ — Fichiers cartographiques d’exploitation

Définition courte : formats de fichiers utilisés pour représenter des zones, volumes, trajectoires ou emprises géographiques dans des outils cartographiques.

Utilité : ils peuvent aider à visualiser et documenter une zone d’exploitation, un volume, une emprise au sol ou une zone adjacente.

Point de vigilance : un KML ou KMZ ne constitue pas une preuve suffisante à lui seul ; il doit rester cohérent avec le ConOps, le MANEX, les cartes aéronautiques et le dossier.

Méthodes, décision et productivité

SWOT — Forces, faiblesses, opportunités, menaces

Définition courte : outil d’analyse stratégique qui met en regard les forces et faiblesses internes avec les opportunités et menaces externes.

Utilité : il aide à clarifier une situation avant de décider, repositionner une offre, structurer une activité ou préparer un plan d’action.

Point de vigilance : un SWOT n’est utile que s’il reste concret ; une liste trop générale ou trop complaisante ne produit pas de décision exploitable.

PNL — Programmation neuro-linguistique

Définition courte : ensemble d’outils de communication, de clarification d’objectif et d’observation des comportements utilisés dans certains accompagnements.

Utilité : elle peut aider à formuler un objectif, identifier un blocage, travailler une posture ou préparer une interaction professionnelle.

Point de vigilance : la PNL doit rester un outil d’accompagnement pratique ; elle ne remplace ni une analyse de fond, ni une décision, ni un avis spécialisé lorsque la situation l’exige.

AT — Analyse transactionnelle

Définition courte : approche d’analyse des échanges relationnels qui aide à comprendre certaines postures, réactions ou dynamiques de communication.

Utilité : elle peut éclairer des situations de tension, de management, de négociation ou d’accompagnement professionnel.

Point de vigilance : l’AT ne doit pas servir à étiqueter les personnes ; elle sert surtout à mieux comprendre les interactions et à choisir une réponse plus adaptée.

Eisenhower — Matrice urgent / important

Définition courte : outil de priorisation qui distingue ce qui est urgent, important, à planifier, à déléguer ou à éviter.

Utilité : elle aide à reprendre le contrôle d’une charge de travail, à trier les priorités et à éviter de confondre agitation et progression réelle.

Point de vigilance : la matrice ne fonctionne que si les critères d’urgence et d’importance sont définis honnêtement ; tout classer urgent revient à ne plus prioriser.

Pomodoro — Méthode de travail par séquences

Définition courte : méthode de concentration qui alterne des périodes de travail courtes et focalisées avec des pauses régulières.

Utilité : elle aide à réduire la dispersion, lancer une tâche difficile et rendre le travail plus mesurable.

Point de vigilance : Pomodoro n’est pas adapté à toutes les tâches ; certaines décisions, rédactions ou analyses profondes nécessitent des plages plus longues.

SMART — Critères de formulation d’un objectif

Définition courte : repère méthodologique utilisé pour formuler un objectif spécifique, mesurable, atteignable, réaliste et temporellement défini.

Utilité : il aide à transformer une intention générale en objectif plus clair, plus suivi et plus facilement vérifiable.

Point de vigilance : un objectif SMART ne garantit pas la pertinence de la décision ; il clarifie l’objectif, mais ne remplace pas l’analyse stratégique.

REX — Retour d’expérience

Définition courte : analyse structurée d’une expérience passée afin d’identifier ce qui a fonctionné, ce qui a posé difficulté et ce qui doit être amélioré.

Utilité : il permet de capitaliser sur les faits, d’améliorer les procédures et d’éviter de répéter les mêmes erreurs.

Point de vigilance : un REX utile repose sur des faits observables ; s’il devient une recherche de responsables, il perd sa valeur d’apprentissage.

Pilotage et économie d’entreprise

KPI — Key Performance Indicator

Définition courte : indicateur de performance utilisé pour suivre un objectif, une activité, une action commerciale ou un processus.

Utilité : il aide à piloter une activité avec des repères mesurables plutôt qu’avec une impression générale.

Point de vigilance : un KPI mal choisi peut conduire à optimiser le mauvais comportement ; l’indicateur doit servir la décision, pas la remplacer.

ROI — Return on Investment

Définition courte : indicateur qui met en relation un gain ou un résultat avec l’investissement réalisé pour l’obtenir.

Utilité : il permet d’évaluer si une action, un outil, une campagne ou un projet produit un retour suffisant au regard de l’effort engagé.

Point de vigilance : le ROI ne mesure pas tout ; certains effets utiles sont indirects, différés ou qualitatifs.

CA — Chiffre d’affaires

Définition courte : montant total des ventes ou prestations facturées sur une période donnée, avant déduction des charges.

Utilité : il donne une première indication du volume d’activité et permet de suivre l’évolution commerciale.

Point de vigilance : le chiffre d’affaires ne dit pas tout ; une activité peut facturer beaucoup tout en restant peu rentable si les charges sont trop élevées.

BFR — Besoin en fonds de roulement

Définition courte : besoin de trésorerie lié aux décalages entre les encaissements, les décaissements, les stocks éventuels et les délais de paiement.

Utilité : il aide à comprendre pourquoi une entreprise peut manquer de trésorerie même lorsqu’elle vend correctement.

Point de vigilance : le BFR doit être surveillé dans la durée ; une croissance rapide peut l’augmenter et fragiliser la trésorerie.

TPE — Très petite entreprise

Définition courte : petite structure économique, souvent portée par un dirigeant très impliqué dans l’opérationnel.

Utilité : le terme aide à adapter les méthodes, procédures et outils à une structure aux ressources limitées.

Point de vigilance : une TPE n’a pas besoin de lourdeur inutile ; elle a besoin de repères simples, tenables et proportionnés.

PME — Petite ou moyenne entreprise

Définition courte : entreprise de taille intermédiaire entre la très petite structure et les organisations plus importantes.

Utilité : la PME pose souvent des enjeux de structuration, de délégation, de pilotage et de clarification des responsabilités.

Point de vigilance : les méthodes doivent rester adaptées à la taille réelle de l’entreprise ; copier les outils d’un grand groupe peut créer de la lourdeur.

ETI — Entreprise de taille intermédiaire

Définition courte : entreprise située entre la PME et le grand groupe, avec des besoins plus structurés en organisation, pilotage et processus.

Utilité : le terme permet de distinguer des problématiques plus complexes de gouvernance, coordination et standardisation.

Point de vigilance : une ETI ne se pilote pas comme une TPE ; les circuits de décision, les responsabilités et les indicateurs doivent être plus formalisés.

Cadre administratif, juridique et conformité

SIREN — Identifiant de l’entreprise

Définition courte : numéro d’identification attribué à une entreprise ou entité enregistrée.

Utilité : il sert à identifier juridiquement une entreprise dans de nombreuses démarches administratives ou contractuelles.

Point de vigilance : le SIREN identifie l’entreprise, tandis que le SIRET identifie un établissement ; il ne faut pas les confondre.

SIRET — Identifiant d’établissement

Définition courte : numéro qui identifie un établissement précis d’une entreprise.

Utilité : il permet de rattacher une activité, une adresse ou un établissement à l’entreprise concernée.

Point de vigilance : une entreprise peut avoir plusieurs SIRET si elle possède plusieurs établissements.

APE — Activité principale exercée

Définition courte : code attribué pour caractériser l’activité principale déclarée d’une entreprise ou d’un établissement.

Utilité : il donne un repère administratif sur l’activité déclarée, utile dans certains échanges ou documents.

Point de vigilance : le code APE ne décrit pas toujours toute la réalité de l’activité ; il doit être interprété avec prudence.

TVA — Taxe sur la valeur ajoutée

Définition courte : taxe appliquée à certaines ventes ou prestations, collectée par l’entreprise lorsqu’elle y est assujettie.

Utilité : elle intervient dans la facturation, les prix affichés et la lecture des montants hors taxes ou toutes taxes comprises.

Point de vigilance : toutes les structures ne sont pas dans la même situation vis-à-vis de la TVA ; le régime applicable doit être vérifié avant facturation.

HT/TTC — Hors taxes / toutes taxes comprises

Définition courte : distinction entre un montant hors taxes et un montant incluant les taxes applicables.

Utilité : elle permet de comprendre le prix réel présenté dans un devis, une facture ou une proposition commerciale.

Point de vigilance : une confusion entre HT et TTC peut modifier fortement la perception d’un prix, d’une marge ou d’un budget.

SAS — Société par actions simplifiée

Définition courte : forme de société souvent utilisée pour structurer une activité avec une organisation statutaire relativement souple.

Utilité : elle peut convenir à des projets nécessitant une structuration sociétaire, des associés ou une évolution future.

Point de vigilance : le choix d’une SAS doit être cohérent avec le projet, les coûts, la gouvernance, la fiscalité et les objectifs du dirigeant.

SARL — Société à responsabilité limitée

Définition courte : forme de société encadrée, fréquemment utilisée pour des activités commerciales ou artisanales.

Utilité : elle offre un cadre juridique connu pour organiser une activité avec un ou plusieurs associés.

Point de vigilance : la SARL n’est pas automatiquement plus adaptée qu’une autre forme ; le choix dépend du projet, de la gouvernance et de la situation du dirigeant.

EI — Entreprise individuelle

Définition courte : forme d’exercice dans laquelle l’activité est exercée en nom propre, sans création d’une société distincte.

Utilité : elle peut convenir à une activité simple, individuelle ou de démarrage, lorsque la structure sociétaire n’est pas nécessaire.

Point de vigilance : la simplicité de l’EI ne dispense pas de réfléchir à la responsabilité, à la protection, à la fiscalité et au développement futur.

EURL — Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée

Définition courte : forme de société à responsabilité limitée constituée par un associé unique.

Utilité : elle permet de structurer une activité seul tout en utilisant une forme sociétaire.

Point de vigilance : l’EURL doit être comparée aux autres statuts possibles ; elle n’est pas un choix automatique pour tous les indépendants.

RGPD — Règlement général sur la protection des données

Définition courte : cadre européen relatif à la protection des données personnelles.

Utilité : il concerne notamment les formulaires, fichiers clients, données de contact, statistiques et traitements de données personnelles.

Point de vigilance : la conformité RGPD ne se résume pas à une phrase dans une politique de confidentialité ; elle suppose des pratiques cohérentes avec les données réellement traitées.

CNIL — Commission nationale de l’informatique et des libertés

Définition courte : autorité française de référence en matière de protection des données personnelles.

Utilité : elle fournit des repères, recommandations et possibilités de recours concernant les données personnelles.

Point de vigilance : la CNIL n’est pas un simple label ; ses recommandations doivent être comprises dans le contexte réel des traitements effectués.

CGV/CGU — Conditions générales de vente et d’utilisation

Définition courte : documents contractuels qui encadrent les conditions de vente d’une prestation ou l’utilisation d’un service.

Utilité : ils clarifient les droits, obligations, limites, prix, modalités de paiement, responsabilités et conditions d’usage.

Point de vigilance : des CGV/CGU copiées ou trop générales peuvent être inadaptées ; elles doivent correspondre à l’activité réelle.

IP — Adresse Internet Protocol

Définition courte : identifiant technique utilisé sur un réseau pour acheminer des communications numériques.

Utilité : dans un site web, une adresse IP peut apparaître dans les journaux techniques nécessaires au fonctionnement ou à la sécurité.

Point de vigilance : une adresse IP peut constituer une donnée personnelle selon le contexte ; elle doit être traitée avec prudence.

HSE — Hygiène, sécurité, environnement

Définition courte : ensemble de préoccupations relatives à la sécurité des personnes, aux conditions de travail et à l’environnement.

Utilité : dans une mission ou une organisation, les contraintes HSE aident à identifier les risques, les coactivités et les mesures de prévention.

Point de vigilance : le HSE ne doit pas être traité comme une formalité ; il peut modifier l’organisation d’une mission, les responsabilités et les preuves attendues.

ERP — Établissement recevant du public (sécurité / entreprise)

Définition courte : lieu, bâtiment ou espace dans lequel des personnes extérieures à l’organisation peuvent être admises, avec des obligations particulières de sécurité et d’accessibilité selon le contexte.

Utilité : dans une approche entreprise ou organisation, cette notion aide à identifier les contraintes liées à l’accueil du public, à la sécurité, aux responsabilités et aux démarches applicables.

Point de vigilance : ERP peut aussi signifier Emergency Response Plan dans un dossier drone ; le contexte doit donc être précisé pour éviter toute ambiguïté.

Pour aller plus loin

Ce glossaire est un outil de lecture. Pour comprendre comment ces notions s’articulent dans une démarche réelle, il est préférable de revenir aux pages de synthèse et aux questions fréquentes.

Dernière mise à jour : 29 mai 2026