Ressource réglementaire permanente — REG-GRC-001

GRC : comprendre le risque au sol dans la SORA

Le Ground Risk Class mesure le niveau de risque pour les tiers au sol. Il dépend de l’opération, de l’aéronef, de l’environnement et des mitigations réellement démontrées.

Relier l’aéronef, la zone critique et les personnes exposées

Schéma de risque au sol autour de volumes de vol drone
Relier l’aéronef, la zone critique et les personnes exposéesLe GRC n’est ni une note commerciale ni une simple étiquette de densité : il résulte d’une chaîne d’hypothèses et de preuves.

Dans la SORA 2.5, le GRC intrinsèque est déterminé à partir du scénario opérationnel et des caractéristiques de l’aéronef, notamment sa dimension caractéristique et l’énergie cinétique attendue.

Des mitigations peuvent ensuite réduire le risque, à condition que leur intégrité et leur assurance soient démontrées au niveau requis.

1. Du GRC intrinsèque au GRC final

Le GRC intrinsèque représente le risque avant application des mitigations spécifiques. Il prend en compte le type de zone au sol, la présence de tiers, le caractère contrôlé ou non de la zone, la dimension de l’aéronef et son énergie. Le GRC final résulte de l’application des mitigations acceptables.

ScénarioZone contrôlée, peu peuplée, peuplée ou rassemblement.
AéronefDimension, masse, vitesse et énergie à l’impact.
MitigationsRéduire l’exposition ou les conséquences.
GRC finalNiveau utilisé avec l’ARC pour déterminer le SAIL.

2. Les quatre familles de mitigation au sol

MitigationPrincipeExemple de preuve
M1A — abriDémontrer que les personnes bénéficient d’une protection suffisante.Caractérisation des structures et de leur effet protecteur.
M1B — restrictions opérationnellesRéduire la présence de personnes par le lieu, le temps ou l’organisation.Données de population, horaires, contrôle et suivi.
M1C — observation au solVérifier tactiquement que la zone critique reste dégagée.Position, couverture, communication et procédures des observateurs.
M2 — dynamique d’impactRéduire l’énergie ou la létalité de l’impact.Essais, parachute, conception ou faible énergie démontrée.

3. Population et zone critique

Une moyenne communale ou une impression visuelle ne caractérisent pas nécessairement la zone réellement exposée. La SORA 2.5 privilégie des données plus objectives, liées à la densité, aux périodes d’activité et à la zone critique de l’aéronef. Les hypothèses doivent correspondre aux heures, saisons et usages de la mission.

La zone critique dépend de l’énergie, de la trajectoire et de la capacité de l’aéronef à blesser des personnes au sol. Elle peut être évaluée avec des outils ou méthodes acceptables, mais les données d’entrée restent à justifier.

4. Preuves et traçabilité

Erreurs fréquentes

Qualifier une zone agricole de « non peuplée » sans données

Une parcelle peut accueillir des travailleurs, promeneurs, routes ou habitations. La fréquentation réelle et les périodes d’activité doivent être examinées.

Réduire le GRC avec un plan d’urgence

Dans la SORA 2.5, l’ERP n’est pas une mitigation du risque au sol ; il traite les conséquences secondaires après perte de contrôle.

Références réglementaires et documentaires

Dernière mise à jour éditoriale : 7 juillet 2026
Dernière vérification réglementaire : 7 juillet 2026