Stratégique
Choix du lieu, altitude, horaires, coordination, restriction ou ségrégation.
Ressource réglementaire permanente — REG-ARC-001
L’Air Risk Class qualifie le risque de rencontre avec l’aviation habitée dans le volume d’opération. Elle dépend du type d’espace, de l’altitude, de l’environnement et de l’activité aérienne réelle.
La SORA utilise quatre niveaux, ARC-a à ARC-d. Le classement initial tient compte notamment de l’espace contrôlé ou non, de l’environnement aéroportuaire, de l’altitude et du caractère urbain ou rural.
Les cartes réglementaires seules ne suffisent pas toujours : l’activité locale, les routes VFR, les hélistations, le travail aérien et les saisons doivent être recherchés.
L’iARC est évalué à partir du taux de rencontre attendu dans l’espace identifié. Des mitigations stratégiques peuvent réduire ce risque avant le vol : ségrégation, restrictions temporelles, coordination, VLOS ou observateurs de l’espace aérien selon le cas. Le résultat est l’ARC résiduel.
| Niveau | Lecture générale | Conséquence tactique |
|---|---|---|
| ARC-a | Très faible taux de rencontre attendu. | Aucune TMPR spécifique dans la matrice de base. |
| ARC-b | Risque faible mais non négligeable. | TMPR de niveau faible pour le BVLOS. |
| ARC-c | Risque plus significatif. | TMPR de niveau moyen. |
| ARC-d | Risque élevé de rencontre. | TMPR de niveau élevé. |
Les mitigations stratégiques réduisent la probabilité de rencontre avant qu’elle ne survienne. Les mitigations tactiques permettent de détecter un conflit et d’agir pendant le vol. En VLOS, la veille visuelle est reconnue comme mitigation tactique acceptable ; pour les segments BVLOS, les TMPR dépendent de l’ARC résiduel.
Choix du lieu, altitude, horaires, coordination, restriction ou ségrégation.
Observateurs, services de trafic, capteurs ou système DAA.
Critères de conflit, manœuvre, délai, priorité et retour à l’opération.
Le dossier doit conserver les sources aéronautiques, la date de consultation, les échanges avec l’ANSP ou l’autorité, les observations locales, les hypothèses de trafic, les procédures et les essais des moyens tactiques. Une phrase telle que « peu de trafic » n’est pas une caractérisation suffisante.
Une autorisation opérationnelle ne dispense pas d’obtenir une autorisation de vol imposée par une zone géographique UAS. Les deux objets répondent à des finalités différentes.
La très basse hauteur peut réduire certaines rencontres, mais elle ne supprime pas les hélicoptères, vols de secours, activités locales ou environnements aéroportuaires.
Non. Sa couverture, ses moyens, la communication et le cadre réglementaire doivent être compatibles avec l’ARC et le scénario.
Dernière mise à jour éditoriale : 7 juillet 2026
Dernière vérification réglementaire : 7 juillet 2026