Ressource réglementaire permanente — REG-SAIL-001

SAIL et OSO : traduire le risque en exigences de démonstration

Le SAIL consolide le risque au sol et le risque aérien. Il ne mesure pas la qualité du dossier : il détermine le niveau d’activités et de preuves nécessaire pour montrer que l’opération restera sous contrôle.

Passer de l’analyse du risque à un portefeuille de preuves

Schéma de progression SAIL et objectifs de sécurité opérationnelle
Passer de l’analyse du risque à un portefeuille de preuvesLe SAIL oriente les niveaux de robustesse des OSO, du confinement et des autres exigences de la SORA.

La SORA 2.5 combine le GRC final et l’ARC résiduel pour déterminer un SAIL de I à VI. Plus le SAIL augmente, plus les exigences d’intégrité et d’assurance deviennent fortes.

La version actuelle comporte dix étapes et dix-sept objectifs de sécurité opérationnelle. Certains OSO peuvent être non requis à montrer à l’autorité pour les niveaux les plus faibles, mais ils restent utiles à considérer.

1. Déterminer le SAIL

Le SAIL est obtenu par la matrice qui croise le GRC final et l’ARC résiduel. Il représente le niveau de confiance recherché pour que l’opération demeure sous contrôle. Il ne peut pas être choisi pour simplifier le dossier : il découle des hypothèses et mitigations déjà établies.

Le SAIL n’est pas une probabilité d’accident

Il s’agit d’un niveau d’assurance et d’intégrité qui pilote les activités de démonstration, pas d’un pourcentage de sécurité ni d’une note globale de conformité.

2. Les OSO structurent la démonstration

Les dix-sept OSO couvrent l’organisation, la conception, la maintenance, les compétences, les procédures, les facteurs humains, les interfaces et les conditions environnementales. La responsabilité finale de la conformité incombe à l’exploitant, même si certaines preuves proviennent du concepteur, du fabricant ou d’un organisme de formation.

Organisation

Compétence, responsabilités, maintenance, gestion des changements et culture de sécurité.

Système

Conception, défaillances, C2, navigation, interface et environnement.

Opérations

Procédures, équipage, formation, fatigue, erreurs humaines et retour d’expérience.

3. Lire les niveaux NR, L, M et H

CodeSignificationEffet
NRNon requis à montrer à l’autorité pour ce SAIL.L’objectif peut néanmoins être considéré dans la conception de l’opération.
LRobustesse faible.Déclaration, documentation et preuves proportionnées.
MRobustesse moyenne.Validation, essais et indépendance plus structurés.
HRobustesse élevée.Preuves fortes, revue indépendante ou moyens acceptables plus exigeants.

La robustesse résulte de la combinaison de l’intégrité et de l’assurance. Une excellente performance mal démontrée ne produit pas une robustesse élevée ; inversement, une documentation parfaite ne compense pas une fonction insuffisante.

4. Construire le Comprehensive Safety Portfolio

La dernière étape de la SORA rassemble l’argument de sécurité et les preuves : informations opérationnelles détaillées, GRC, ARC, mitigations, SAIL, confinement, OSO, références et limites. Chaque affirmation doit être reliée à une pièce, une version et une responsabilité.

  1. Créer une matrice de conformité avec un identifiant stable par exigence.
  2. Associer chaque preuve à une version du système et du MANEX.
  3. Identifier les écarts, hypothèses et éléments encore à confirmer.
  4. Vérifier la cohérence croisée entre ConOps, calculs, procédures et essais.
  5. Préparer la gestion des changements après autorisation.

Questions fréquentes

Un SAIL II signifie-t-il que le dossier est simple ?

Il est généralement moins exigeant qu’un SAIL élevé, mais toutes les hypothèses, procédures et preuves applicables doivent rester cohérentes et vérifiables.

Peut-on réutiliser les preuves d’un autre drone ?

Seulement si la configuration, le domaine d’emploi et l’applicabilité sont démontrés. Une similarité commerciale ne suffit pas.

Références réglementaires et documentaires

Dernière mise à jour éditoriale : 7 juillet 2026
Dernière vérification réglementaire : 7 juillet 2026