Ressource réglementaire permanente — REG-NAV-001
Navigation, positionnement et limites GNSS d’un drone
Une position affichée n’est pas nécessairement exacte, intègre ou disponible. La navigation doit être décrite comme une chaîne complète, avec ses erreurs, ses alertes et ses moyens de secours.
Connaître sa position et savoir quand ne plus lui faire confiance
Les Easy Access Rules demandent notamment de décrire comment l’UAS détermine sa position, rejoint sa destination, teste ses systèmes de navigation et réagit à la perte du moyen principal ou secondaire.
Le GNSS est souvent central, mais il peut être dégradé par le masque, les réflexions, le brouillage, l’usurpation ou une géométrie défavorable des satellites.
1. Décomposer la chaîne de navigation
2. Principales sources d’erreur
- Géométrie satellitaire : une mauvaise dilution de précision dégrade l’estimation.
- Masques et réflexions : bâtiments, reliefs ou structures métalliques peuvent produire multipath et pertes.
- Brouillage : une émission parasite peut réduire ou supprimer la réception.
- Usurpation : des signaux trompeurs peuvent conduire à une position cohérente mais fausse.
- Références : erreurs de datum, altitude ou point d’origine lors de la préparation.
- Capteurs secondaires : dérive inertielle, barométrique ou magnétique après perte GNSS.
3. Définir les alertes et réactions
Le système doit permettre de détecter une qualité insuffisante ou une incohérence. Les réactions possibles comprennent la suspension de la mission, le vol manuel, le maintien de position, le retour, l’atterrissage ou la terminaison. Chacune dépend de la cause : un retour automatique fondé sur un GNSS erroné peut aggraver la situation.
Une redondance n’est utile que si elle est indépendante
Deux récepteurs identiques utilisant les mêmes constellations, antennes proches et même calculateur peuvent être affectés par la même cause. Il faut analyser les modes communs, pas seulement compter les équipements.
4. Essais et preuves
| Preuve | Contenu attendu |
|---|---|
| Description | Capteurs, algorithmes, fréquences, cartes, références et dépendances. |
| Essais nominaux | Précision, stabilité, trajectoire, hauteur, transitions et conditions environnementales. |
| Essais dégradés | Perte GNSS, capteur incohérent, données vieillissantes, alerte et bascule. |
| Exploitation | Contrôles avant vol, seuils, procédures, formation, journaux et maintenance. |
Questions fréquentes
Le RTK garantit-il la sécurité de navigation ?
Le RTK peut améliorer la précision dans certaines conditions, mais ne garantit ni disponibilité, ni intégrité, ni indépendance face au brouillage ou à une mauvaise configuration.
Une précision centimétrique réduit-elle automatiquement les volumes ?
Seulement si cette performance, sa disponibilité et son comportement dégradé sont démontrés dans le domaine d’emploi.
Références réglementaires et documentaires
- Règlement d’exécution (UE) 2019/947 : règles et procédures applicables à l’exploitation des aéronefs sans équipage.
- Règlement délégué (UE) 2019/945 : exigences applicables aux systèmes d’aéronefs sans équipage, aux classes et à l’identification directe à distance.
- Easy Access Rules for Unmanned Aircraft Systems — révision de juin 2026 : version consolidée des règlements, AMC et GM.
- Décision ED 2025/018/R : introduction de la SORA 2.5 dans les AMC et GM applicables.
Dernière mise à jour éditoriale : 7 juillet 2026
Dernière vérification réglementaire : 7 juillet 2026